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Le village d'Iguerande ( anciennement écrit Yguerande) est situé dans le sud brionnais entre Pouilly et Marcigny. On entre dans la village par la rue principale qui traverse tout le village, agrémentée de ses nombreux commerces. Non loin du village, à gauche quand on vient de Roanne, la Loire et le fameux pont d'Iguerande menant principalement à Melay.Au centre d'Iguerande, une route mène à l'Eglise située sur les hauteurs, au cimetière ainsi qu'au musée. Si l'on continue cette route sans tourner vers l'église, celle ci nous mène à Mailly, autre village principal de mes ancêtres, puis plus loin, St Julien de Jonzy appelé jadis St Julien de Cray.
Si vous voulez un jour visiter ce joli village, cette carte pour vous situer.
Quelques vues anciennes d'Iguerande:
On peut remarquer l'église sur les hauteurs. Celle ci a été classée monument historique.
La descente du Bourg, celle là même qui mène à l'église.
L'ancien métier principal de mes ancêtres: Vigneron.
Si vous passez un jour par Iguerande, arrêtez vous au village à l'huilerie Leblanc, vous y découvrirez différentes sotes de produits dont des huiles à l'arôme fabuleux comme des huiles de noisette, d'amande ou de noix. J'ai su, par mon père , que nos ancêtres y emmenait leur récolte et chaque fois que j'y vais, je ne manque pas de ramener quelques litres.
Huilerie LEBLANC, le magasin.
Ci dessous l'histoire de cette huilerie par Jean Philippe CHAPELON du Journal de Saône et Loire:
Jean-Charles Leblanc est à la tête de l'huilerie familiale la plus célèbre de France.
Si la formule n'était un peu trop facile, on dirait que Jean-Charles Leblanc est devenu... une huile. Ce quadra discret mais convivial, au physique de Bernard Blier jeune, a poursuivi l'œuvre familiale, hissant l'huilerie artisanale Leblanc sur la première marche du podium de la notoriété. Peu de Trois étoiles, pas un gastronome qui n'en appellent à la noisette, à la pistache, à la noix ou à l'argan de la maison pour ensoleiller une recette, transfigurer un plat. Jean-Charles Leblanc vit la popularité de sa marque avec sérénité. « Toujours faire mieux, c'est notre force. ça, et la famille... »

La famille. La maman, sourire et mot gentil, accueille les clients dans la minuscule boutique aux boiseries cirées, au bord de la route de Roanne. Ultime village de la Saône-et-Loire, Iguerande fait figure de bout du monde. Mais c'est encore la Bourgogne... Le frère aîné, Jean-Michel. Comptable de formation, il a exercé à Villefranche, avant de revenir au bercail l'année dernière. Il s'occupe de la gestion. Jean-Charles, au four et au moulin (à huile, forcément...) est heureux de s'appuyer sur lui. Leur père, Jean, leur a transmis le virus du travail bien fait, des gestes qu'on perpétue. Il l'avait reçu d'Antonin, le grand-père, qui lui-même le tenait de Jean-Baptiste, son père, fondateur de l'huilerie en 1878. On est comme ça chez les Leblanc. Le prénom -Jean- sert de repère identitaire. Et la ligne successorale s'écrit tout droit, d'une génération à la génération suivante. On est huilier de père en fils, naturellement.
Des USA à Macao
Le moulin jouxte la boutique, dans la rue principale du village. Presqu'aussi minuscule, tout aussi authentique. Jean-Charles est là chez lui. A 19 ans, Bac en poche, il a commencé d'ouvrir les sacs de noix en provenance du Périgord, faisant couler les fruits entre ses doigts, les étendant doucement sous la même meule de pierre qu'actionnait son arrière grand-père. Le broyage, lent, traditionnel, est l'un des facteurs de la qualité. La torréfaction vient ensuite. L'huilier en surveille la durée, tel un chef cuisinier penché sur ses casseroles. Ni trop, ni trop peu. « Le temps de torréfaction est très important, c'est lui qui donne son caractère à l'huile, on se fie à la couleur, à l'arôme... » La pâte torréfiée passe enfin sous des presses hydrauliques des années cinquante. Elles en extraient l'huile, mise à décanter huit jours dans des cuves avant embouteillage.
Jean-Charles Leblanc baigne dans l'entreprise familiale depuis son adolescence. Il se rappelle les virées avec le père, dans la camionnette chargée de casiers en bois. « On faisait la tournée des épiceries de la région, c'est comme ça qu'on a développé le commercial... » Puis sont apparus les premiers hypermarchés. Les épiceries ont fermé une à une, entraînant dans leur chute nombre d'huileries liées à cette clientèle traditionnelle. Les Leblanc, eux, ont négocié le virage, en jouant leurs atouts maîtres : la qualité du produit, et la famille. Jean-Charles a pris son bâton de pélerin pour démarcher les restaurateurs, et le bouche-à-oreille a fait le reste. Les huiles Leblanc trônent désormais sur les tables étoilées, de Lameloise à Bocuse, de Veyrat à Meneau, de Loiseau à l'Auberge de l'Ill ou au Plaza-Athénée. La restauration assure 25 % du chiffre d'affaires d'un million et demi d'euros par an. Mais il y a plus étonnant : 43 % de l'activité est réalisée sur les marchés étrangers. Les huiles d'Iguerande assaisonnent la cuisine américaine, la cuisine japonaise, la cuisine thaïlandaise. « Nous sommes même présents à Macao... », sourit Jean-Charles. Anne, la sœur, participe à l'expansion du clan. C'est elle qui tient la boutique ouverte il y a huit ans à Saint-Germain-des-Près, à deux pas du magasin du célèbre pâtissier Pierre Hermé.
Les visiteurs goûtent des saveurs incomparables. L'huile de Noix.
Chasse au canard
Lorsqu'il ne visite pas ses clients et ses fournisseurs, ne surveille pas le travail de la meule et ne réfléchit pas à une nouvelle « recette » -la gamme, régulièrement enrichie, comporte une quinzaine d'huiles, de la noisette à la pistache, de l'argan au colza, du pépin de courge à la cacahuète grillée- Jean-Charles Leblanc chasse. Il aime plus que tout traquer le canard sur les bords de la Loire, et il n'est jamais en panne d'idées pour cuisiner ses prises. « Rien de tel que des magrets, accompagnés simplement d'une doucette à l'huile de noisette... » Lorsque le chasseur pose ses bottes, le gastronome prend le relais, en s'attablant dans des restaurants, petits ou grands, qui sont presque tous ses clients. A quarante-quatre ans, il ne pense pas à la relève, mais la continuité familiale a de bonnes chances d'être assurée. Jean-Charles est en effet l'heureux papa d'une petite fille de neuf mois, et Jean-Michel a trois enfants, un garçon, et deux filles. La saga peut continuer...
HUILERIE ARTISANALE
J. LEBLANC et Fils
71340 IGUERANDE
Tél : 03.85.84.07.83 Fax : 03.85.84.10.81
Une vue générale d'Yguerande.
L'église romane d'Iguerande.
Autre vue d'Iguerande des hauteurs sur la route de Mailly.
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