Le Secourisme ou les gestes qui sauvent. |
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| Un jour ou l’autre vous serez confronté à une situation où vous ne saurez que faire. Que ce soit chez vous ou à l’extérieur, et à plus forte raison si vous êtes seul, vous devrez agir pour aider ou sauver une personne. Avant de faire n’importe quoi, lisez donc ces quelques lignes et si cela vous intéresse de pratiquer ces quelques gestes, faites avant tout une formation de secouriste, ce ne pourra être que positif. | ![]() |
| Tout sauveteur doit connaître au minimum l’application de ces trois lettres de l’alphabet : P E A S . P comme prévenir, protéger : se protéger soit même, l’entourage et la victime afin que la situation n’empire pas. E comme examiner : vous devez savoir à quelle situation vous avez à faire pour pouvoir intervenir et alerter les secours. A comme alerter : en effet, dans tous les cas, vous devrez informer et demander du secours. Vous n’êtes ni infirmier, ni docteur ! S comme secourir : les premiers gestes à faire devant la situation qui pourront peut-être éviter que l’état de la victime n’empire jusqu'à la mort, selon la situation. Voyons ces quatre éléments dans le détail.
La PROTECTION.
Examinez la situation pour voir s’il subsiste un risque de sur-accident. On entend par-là, la cause initiale de l’accident : courant électrique, gaz, véhicules en circulation, risque de chute d’objets, terrain glissant, feu, etc. Supprimez le danger et dans le cas ou vous ne pouvez pas le faire, n’approchez pas et empêcher toute personne d’approcher à son tour. Ne prenez surtout pas d’initiatives douteuses, dangereuses ou inutiles. Dans certains cas malheureusement, vous ne pourrez rien faire de plus qu’une bonne protection du lieu d’accident et une alerte des services de secours.
L’EXAMEN, L’ALERTE et LE SECOURS.
Selon le cas d’accident, vous aurez une victime inconsciente ou non, qui saigne ou pas, qui gesticule, qui crie ou gémit et vous aurez à vous adapter à la situation. Voyons quelques cas : L’inconscience (la victime respire): vérifier l’état d’inconscience de la victime en lui posant des questions simples : « vous m’entendez ? », « quel est votre nom ? » , « vous avez mal où ? », ceci pour savoir si la personne vous entend. Demander lui de vous serrer la main, de bouger un doigt, dans le même optique. Si la personne ne bouge pas, prévenez les secours et en attendant l’arrivée des secours, il est impératif de mettre celle ci en Position Latérale de Sécurité (P.L.S.) : cela évite la chute de la langue dans la gorge et permet toutes régurgitations vers l’extérieur, donc évite l’étouffement. Pour ce faire : -dégrafez les vêtements serrés : col, soutien gorge, foulard, gaine, ceinture, pantalon, jupe, etc. -vérifiez que la personne respire correctement et que ces voies respiratoires ne soient pas obstruées. Au besoin, retirez les corps étrangers visibles et testez sa bonne respiration en approchant votre joue de sa bouche ou de son nez pour sentir le souffle. -écartez le bras du côté du retournement, à l’angle droit de son corps et plier le coude. -saisissez la jambe opposée au côté du retournement et pliez la, pied au sol. -faites pivoter ensuite la victime vers vous tout en maintenant sa main contre son oreille. -retirez la main placée sous la tête de la victime. -ajustez la jambe pliée et stabilisez la victime. -en attendant les secours, surveillez la victime et notamment sa respiration et son degré de conscience.
ATTENTION : dans le cas d’un piéton renversé par une automobile, par exemple, on ne pourra pas appliquer la P.L.S. au risque de créer des complications (section d’artères ou de veines suite à de multiples fractures) et dans ce cas, ou cas similaire, on ne doit pas bouger la victime. On ne pourra que contrôler sa respiration, sa circulation et agir dans le cas d’une hémorragie.
L’inconscience (la victime ne respire pas): vérifier l’état d’inconscience de la victime comme ci-dessus, vérifiez que ses voies respiratoires ne soient pas obstruées et pratiquer immédiatement le « bouche à bouche ». Pour ce faire : -allongez la victime sur le dos et sur un plan dur (pas sur un lit). -vérifiez qu’elle ne respire pas. -agenouillez-vous à ses côtés, maintenez la tête basculée en arrière, une main pinçant le nez et l’autre retenant le menton relevé vers le haut. -prenez une inspiration profonde et appliquez votre bouche largement ouverte sur la sienne. Soufflez deux fois dans sa bouche de telle sorte que sa poitrine se soulève.
Si la victime ne respire pas, ne bouge pas, ne tousse pas (signe de circulation) après les deux insufflations, faites alerter les secours (Samu, Pompiers) et pratiquez immédiatement la réanimation cardio-pulmonaire. Pour ce faire, sur un adulte uniquement: -placez les mains, l’une sur l’autre, sur la moitié inférieure du sternum, les doigts relevés n’appuyant pas sur les côtes ; -bras tendus, appuyez fortement avec le talon de la main, au rythme d’une pression par seconde, en y mettant tout le poids nécessaire. Attention s’il s’agit d’un enfant, ces pressions devront être bien moins forte. -faites 15 compressions cardiaques en alternance avec 2 insufflations par le bouche à bouche si vous êtes seul. Entre chaque compression, relâchez complètement la pression sur le thorax. Vérifiez l’absence de circulation toutes les minutes environ (pouls ou toux). Dès que la victime présente des signes de circulation, arrêtez le massage et si elle ne respire pas, continuez le « bouche à bouche » en attendant les secours. Si la victime respire mais est toujours inconsciente, la mettre en position latérale de sécurité et la surveiller en attendant les secours.
Les Hémorragies Il en existe deux types : les hémorragies externes suite à un traumatisme et les hémorragies internes. Dans ce deuxième cas, le sang ne s’évacue pas et vous ne pouvez le savoir (sauf tâches foncées sous la peau), ou il s’évacue par les orifices naturels. Si dans le cas ou le sang ne s’évacue pas, cela fait suite à un traumatisme, cela relève de la chirurgie et vous ne pouvez faire grand-chose sinon prévenir les secours. Dans tous les cas, la personne doit être vue par un médecin. Dans le cas d’une hémorragie externe, ce que vous devez faire : -comprimez avec la main l’endroit qui saigne. -allongez ensuite la victime et faites alerter les secours. Si vous devez le faire vous-même, remplacer votre main par un pansement compressif. -si le saignement persiste, en attendant les secours, faites un « point de compression » (à voir en formation). Le saignement de nez : ne pas allonger la personne, ne pas basculer la tête en arrière, comprimez la narine pendant au moins 10 minutes, la tête penchée en avant. Si le saignement persiste, consultez un médecin.
L’étouffement. En général, il s’agit d’une personne qui a quelque chose dans sa gorge qui obstrue la trachée. Elle court le risque d’être étouffée. Signes caractéristiques : la personne se tient le cou, a la bouche ouverte, ne tousse pas ; sa respiration est interrompue, aucun son n’est audible. Ce que vous devez faire sur un adulte seulement : -donnez 5 claques dans le dos de la victime, entre les deux omoplates, avec le plat de la main ouverte. -en cas d’échec par cette méthode : -placez-vous derrière la victime, son dos appliqué contre votre poitrine. -mettez vos bras sous les siens et positionnez un poing fermé, paume vers le sol, un peu en dessous du creux de son estomac et englobez votre poing avec votre autre main. -exercez une pression sèche vers vous et vers le haut, ce qui aura pour effet d’expulser le corps étranger grâce à l’air restant dans les poumons de la personne. -si la personne ne parvient pas à reprendre sa respiration, répétez cette manœuvre autant de fois que nécessaire jusqu'à expulsion du corps étranger. -dès que la personne a repris sa respiration, alertez le médecin pour la suite à donner à cet incident.
Les douleurs dans la poitrine. Ce type de douleurs correspond à deux grandes catégories d’urgence : -les urgences cardiaques : la douleur est décrite par le malade comme une sensation d’étau qui enserre la poitrine. Elle peut atteindre le bras, l’épaule et parfois la mâchoire. La personne est très angoissée, pâle et peut avoir des nausées. -les urgences respiratoires : la douleur est le plus souvent présente sur un côté de la cage thoracique. Elle peut être grave si elle est accompagnée de gêne respiratoire ou de malaise ainsi que de crachats de sang. Ce que vous devez faire : -alerter les secours (Samu 15 ou Pompiers 18 par portable 112 ou autre) -demandez à la victime d’arrêter toute activité et proposez-lui de s’allonger ou de se mettre dans la position ou elle se sent le mieux. -rassurer la personne et questionnez là : demandez-lui depuis combien de temps elle ressent la douleur, si c’est la première fois, si elle prend un traitement, si elle a déjà été hospitalisé pour ce même cas. -si elle a déjà eu une douleur cardiaque dans le passé, elle a probablement un médicament qui se met sous la langue. Donnez le lui. -surveillez la victime, son rythme respiratoire, son rythme cardiaque et son degré de conscience, et surtout parlez lui et rassurez là. -si la personne fait un arrêt cardio-respiratoire en votre présence, commencez immédiatement les manœuvres de réanimation (voir plus haut).
Les brûlures. Elles sont considérées comme graves si elles sont étendues (cloque d’une dimension supérieure à la moitié de la paume de la main de la personne), ou si elles touchent certaines parties du corps (visage, orifices), ou si elles concernent un nourrisson. La gravité immédiate dépend des troubles circulatoires que peut provoquer une brûlure importante. Ce que vous devez faire : -alerter les secours -en attendant les secours, trois cas peuvent se présenter : *la brûlure est simple et ne présente pas de signe de gravité : arrosez la pendant 5 bonnes minutes à l’eau froide, désinfectez avec un antiseptique sans alcool et protégez la avec un pansement propre. Surveillez comme une petite plaie. *la brûlure est grave : arrosez la pendant 5 à 10 minutes à l’eau froide. Enlevez les vêtements de la victime sauf ceux qui collent à la peau. Allongez le brûlé, couvrez le, surveillez son degré de conscience et sa respiration, et rassurez-le. *la brûlure est d’origine chimique : localement, arrosez là abondamment, assurez vous que la personne n’en a pas avalé. En cas de doute, contactez un médecin du Samu (15). Dans le cas d’une projection sur le corps entier, quittez les chaussures et chaussettes de la victime en premier, la mettre sous la douche froide pendant 10 bonnes minutes en la déshabillant entièrement. Ensuite traitez comme une brûlure grave. Ne pas oublier de récupérer le nom du produit (étiquette) et de s’assurer que la victime est vaccinée contre le tétanos.
Les plaies. Une plaie unique ou multiple est grave si elle est :
Ce qu’il faut faire :
Parlez régulièrement à la victime, expliquez lui ce qui se passe et réconfortez-là. Protégez là contre le froid, la chaleur ou les intempéries en général.
Si la plaie est simple :
Surveillez la plaie : si elle devient rouge, chaude ou douloureuse, consultez un médecin ou un service d’urgence. N’oubliez pas de vérifier si la victime est vaccinée contre le tétanos.
Les fractures. On peut détecter une fracture dans de nombreux cas et notamment si : un craquement est entendu, une douleur localisée existante, le membre est déformé et une impotence totale est constatée. Les complications peuvent aussi être nombreuses : atteinte de l’articulation du membre cassé, risque infectieux pour les fractures ouvertes, lésions des nerfs, des muscles et des vaisseaux. Une fracture ouverte se remarque généralement par une plaie ouverte au niveau du membre atteint (l’os en se brisant a déchiré les tissus). C’est une fracture grave car le risque infectieux est très important. Il est important d’immobiliser un membre fracturé en attendant les secours. Ce qu’il faut faire :
Dans tous les cas, on évitera tout mouvement et toute manipulation du membre fracturé. Bien sur, chaque cas est différent et on s’efforcera d’apprécier le plus justement possible la conduite à tenir dans l’intérêt de la victime. Surtout ne pas improviser
Merçi à la Croix Rouge pour sa collaboration à ces quelques conseils.
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