Mobylettes et motos
Nostalgie, quand tu nous tiens! Sur cette page, j'ai eu l'idée d'essayer de répertorier les différents cyclomoteurs que j'ai eu mais aussi ceux dont je rêvais. Etant gosse, dans la maison familiale de Châtillon dans l'Allier, de vieilles pétoires trainaient dans les caves de la maison, quelques cadavres de vaillantes Motobécane ou Peugeot. Mon frère et moi même, nous nous sommes fait la main dessus, on a appris la mécanique avec la coopération de tonton Lucien, tonton Dany ou tonton Gobet ou Henri, c'était leur passé à eux qui allait devenir peu à peu notre avenir de gamins!

Une jolie Lambretta comme celle de Papa à ma naissance. A trois dessus avec Maman qui me tenait dans les bras. Fallait être fou, mais nous l'étions! Fou d'amour!

Déjà tout jeunes, mon frère et moi, il fallait qu'on démonte quelque chose, n'importe quoi, c'était comme ça, fallait savoir comment ça marchait. Je vous dis pas les colères (gentilles) de Papa quand on investissait la cave à la recherche d'une victime à démonter, et bien sur, des outils partout! C'est pour celà qu'on préfèrait aller dans l'Allier, il y avait le matèriel et les victimes ne manquait pas!

 J'avais 13 ans et l'envie d'une mobylette me titillait déjà l'esprit! Mais comment faire? Inutile de demander aux parents, j'avais pas l'âge requis, ni du côté de ma grand mère pour les mêmes raisons, bien que si elle avait pu, elle m'aurait fait plaisir en ce sens sans problème.

Je décidait donc de négocier le fond du garage de ma grand mère Cécile afin d'y entreposer ma première mobylette, une Motobécane AU56 qui trainait dans les établissements Duverger à Roanne, et que son propriétaire était trés heureux de voir partir.

C'était à peu prés ça mon futur avion. Y'avait du boulot, fallait tout démonter, nettoyer et je n'avait que mes jeudis pour ça, pas d'argent mais pleins d'idées. Heureusement qu'il y avait plein de pièces dans les "bourriers" ou les terrains vagues, que nous écumions d'ailleurs trés fréquemment avec mon petit frère!

 

 

Environ un an aprés, j'avais 14 ans et ce fut la première version de cette charmante AU56. Carénage de phare, siège biplace, garde boue arrière de 51, guidon bracelet de Peugeot BB rallye récupéré sur un cadavre chez la grand mère, porte bagage et boite "en bois" pour le coffre arrière: le TOP !!

 

 

La version évolue avec un garde boue arrière plus léger, suppression de la "boite en bois" et du porte bagage, adaptation d'un cache réservoir chromé de 88 trouvé chez la grand mère, carbu de 14, là, on recherche la performance!

 

Mais bien sur, il n'y en a jamais assez, la version évolue donc encore:

Là, ça ne rigole plus, changement du cadre par un à suspensions arrière de 88 (merçi encore les cadavres de la grand mère!), et moteut surpuissant de 88! 1.9chevaux tout de même!

 

 

Ensuite , on change du tout au tout, fini la vitesse et les performances, y'a du Travolta dans l'air et des filles dans la rue, faudrait pas déconner!

On cherche maintenant visiblement à épater la galerie: guidon haut, garde boue arrière de 51 qui revient, garde boue avant surélevé, anti brouillard de 403 sur le côté, tenue adéquate, pompes italiennes et chemise à col large, voiçi donc le Tony Manero du Turgot de la rue Dr Lemonnier à Roanne! Que ces dames se calment, il arrive!

 

 

Et puis le temps passe, les 18 ans vont arriver, je suis à Rochefort et je passe mon permis à Saintes. J'ai bien emmené mon proto Travoltien ci dessus à Rochefort mais il en a marre et rend l'âme. Il me faut donc un autre moyen de déplacement pour aller à Saintes les weeks end et prendre mes leçons de conduite. Je décide donc d'acheter un mobylette qui tient la route, ce sera une magnifique AU92 trouvée d'occasion 1000 F chez le concessionnaire de Rochefort:

L'AU92 de Motobécane, 3 vitesses automatique, confortable et sobre, un vrai régal. Avec elle j'ai fait une bonne partie de la côte atlantique en dessous de Rochefort, camping sauvage avec mon copain d'armée Duduche. De kilomètres bouffés, des bougies perlées et de la dégustation de moules fraiches à foison!

 

Ma vaillante AU 92 sur la plage à Ronce les Bains, chargée comme une bourrique (il manque la tente et les duvets) mais toujours prête à démarrer pour nous emmener dans la boite de nuit la plus proche!

 

 

Puis j'eus mon permis, mes périgrinations "mobylettesques" se terminaient. Je décidait de faire cadeau de cette merveilleuse machine à mon père, pour aller au boulot. Je décidais donc de la lui amener par la route. Je partais de Rochefort l'aprés midi vers 16h30 et je roulais toute la nuit. J'arrivais à Roanne le lendemain matin vers 6 heures! Une super aventure! Je revenais à Rochefort avec ma première voiture, une GSX de 1975 .

 

LES MOBYLETTES ET MOTOS dont j'ai rêvé étant jeune.

Pour le BEPC, mes parents m'avaient promis une mobylette neuve si j'avais le diplome. Toutes les filles de la rue avaient eu la même promesse et il y allait y avoir une déferlante de "Ciao Piaggio" en perpective. Il me fallait donc choisir en conséquence pour pas passer pour un con vis à vis de ces dames! Mon choix se pota donc sur un modèle qui "en jetait", le tout nouveau Solex Ténor "S". Bien entendu, comme d'habitude, j'étais tellement timide pour aller demander des prospectus que c'est mon petit frère, pas timide pour un sou, qui se chargea de l'affaire!

Le Solex Ténor S4 dans toute sa beauté, j'en bavais !

 

 

Ah bien sur, il y en avait d'autres que j'aimais, mais le prix n'était pas le même:

La MALAGUTI moteur Turbostar! Mon frère en avait une jolie qu'il s'était payé grace à son travail chez un caravanier pendant les vacances, il avait 14 ans et déjà il était bien courageux.

Ou bien encore:

La Gitane Testi dont la version "Supercorsa" nous faisait rêver mon frère et moi. On y croyait!

 

Et le BEPC est arrivé, je l'ai eu, mais pas le Ténor! Eh oui, c'était dur pour les parents de nourrir tous les jours les trois petits cochons (je rigole Mag)!

 

Notre passion avec mon frère c'était de faire tous les magasins de motos de Roanne, on y passait des aprés midi entières. Ci dessous quelques modèles qui nous branchaient:

La Motobécane 350, 3 cylindres, 2 temps. Il existait aussi la 500 et la 750, pour faire la concurrence aux Kawa 750H2, ça n'a jamais marché!

 

La LAVERDA 750, un monstre qu'on allait voir dans le magasin de la Place des Promenades!J'ai eu l'occasion par la suite, beaucoup plus tard, de faire un tour à l'arrière d'une 1000, grace à mon voisin Gilles, c'est foudroyant comme impression!

 

Et puis d'autres:

Une BENELLI 6 cylindres en ligne!

 

Une MUNCH "mammuth", déconcertant mais ça avait de la gueule! J'en ai vu une un jour dans le garage d'un Podologue en Charente Maritime. C'est impressionnant! Ce brave homme était l'inventeur de la machine à vendanger, il s'est fait prendre le brevet d'ailleurs. Pas de peau!

 

Voilà cher visiteur de l'espace du Sanglier, j'espère t'avoir fait passer un bon moment, il y en aura d'autres, faut attendre!

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